Imprimer (nouvelle fenêtre)

Fourche-arrache betteraves

Cet outil de récolte, utilisé avant la mécanisation, appelé également louchet, imposait une position très courbée, sa faible longueur étant destinée à faire « levier » pour arracher les betteraves au sol lourd, humide et parfois gelé des terres briardes. Utilisé notamment par les saisonniers français ou étrangers (Belges, Polonais…) venus faire « les campagnes de betteraves », il laisse encore aujourd’hui un souvenir douloureux aux plus âgés.

La betterave en Seine-et-Marne

Fourche arrache-betteraves

Fourche arrache-betteraves

1987.11.3
Cliché Gilles Puech

Sous l’impulsion d’un décret national ordonnant la plantation de 100 000 hectares sur l’ensemble de l’Empire, 500 hectares furent plantés en 1813 en Seine-et-Marne où furent aussi créées deux « fabriques à sucre », pour faire face au Blocus continental qui empêchait alors l’import de sucre de canne provenant des colonies.

Une plante sarclée

Fourche pour arracher les betteraves

Fourche arrache-betteraves
1987.11.3 - Cliché Gilles Puech

En 1884, cette culture fut à nouveau encouragée par les agronomes pour son emploi comme tête de rotation dans l’assolement, cette plante sarclée ayant la propriété d’améliorer la qualité des sols pour les récoltes céréalières lui succédant. Les sols des plateaux du quaternaire de Brie riches en limons étaient en effet favorables à la culture betteravière. Elle fut assez vite mécanisée pour les travaux de labour mais seulement après 1945 pour la plantation et l’arrachage.

Sa récolte manuelle présenta donc longtemps un fort contraste avec le traitement industriel de sa transformation qui couvrit le département de râperies et de sucreries. Aujourd’hui, ne subsistent plus en activité que la sucrerie Lesaffre à Nangis et la sucrerie Ouvré à Souppes-sur-Loing. Mais certaines sucreries ont été réaffectées à d’autres usages, comme à Coulommiers, où ce bâtiment est devenu un centre sportif et culturel.