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Gouge de sabotier

Cet objet provenant de la collection Guibert était l’un de ses préférés. L’outil servait à creuser un dessin sur le sabot ou la galoche en guise de finition. Cette gouge a la particularité d’avoir le manche maintenu par une alliance au lieu de l’habituelle virole, comme l’évoque Jean-Pierre Chabrol ci-dessous.

« L’outil bagué »

Gouge de sabotier

Gouge de sabotier 1987.29.58
Cliché Gilles Puech

« Une sorte de petit poinçon au manche de bois noir très usé, que la paume engloutit sans peine. Quatre centimètres de fer aigu. Avec cela, l’artisan sculptait sur chaque sabot la petite fleur ou la couronne de sa façon. - Tu vois, au bas du manche, me fait remarquer Pierrot, ce n’est pas une simple virole de cuivre, mais une bague en or. Lorsqu’il a perdu sa compagne, le sabotier a pris son alliance, a cherché où la ranger, et n’a rien trouvé de mieux. C’est une alliance Empire, avec des grappes de raisin en guirlande. Il l’avait ainsi toujours à portée de la main, à la main, et quand il faisait le plus joli de son travail… L’hôtelier n’a pas connu le sabotier veuf. Mais le petit poinçon n’a pas fini de lui parler ».


Jean-Pierre Chabrol

Bibliographie

  • Jean-Pierre Chabrol, Contes D’outre-temps, 1969.
  • Petit Guide souvenir illustré du musée des Pays de Seine-et-Marne, 1995.